Marrakech
Marrakech
La ville est divisée en deux parties distinctes que sont la médina ou vieille ville et la ville nouvelle dont le centre ville s'appelle : Guéliz
Cette partie de la ville, la plus ancienne est entourée de remparts d'une longueur estimée à environ 19,3 kilomètres pour une hauteur qui atteint 10 mètres par endroits et pour une profondeur de 2 mètres, avec un total de 202 tours rectangulaires. C'est à l'intérieur de ces murs que se trouvent la plupart des monuments de Marrakech, les souks, la place Jemaa el Fna
Sous le protectorat français, la ville s'est agrandie hors de ses remparts dans la zone qui se nomme aujourd'hui Guéliz. Il s'agit du centre de la ville de Marrakech où se concentre l'essentiel de son activité économique. Le nom Guéliz qui lui revient du nom de la colline, sur lequel ce quartier est installé, nommée en arabe, au temps des Almohades « Ijiliz », et la déformation de ce nom a donné le mot « Guéliz ».
On trouve, entre autres lieux touristiques à Guéliz, le jardin Majorelle
La ville est fondée en 1062 par les Almoravides berbères.
Au XIe siècle, un des chefs Lamtūna (« hommes voilés », dont les Touaregs sont les descendants), constatant le manque de connaissances de ses hommes en matière d'Islam, fit appel au religieux 'Abd Allāh Ibn Yāsīn, d'obédience malékite et puritain. Son enseignement fut d'abord rejeté. Aussi fonda-t-il un ribātt (couvent militaire, d'où le nom al-Murābitūn
Ibn Tāchfīn succéda ensuite à Ibn Yāsīn, mort au combat. Il est considéré comme le premier souverain almoravide. Il fonda de Marrakech en 1060, et Tlemcen en 1080. De 1063 à 1082, il travailla à unifier le Maroc et l'Algérie occidentale, fondant le royaume de Tlemcem. En 1086, il fut invité par les princes arabes d'Espagne, les rois de Taifa, à les aider contre Alphonse VI de Castille. Débarqué le 30 juin, Ibn Tāchfīn est rejoint par les rois de Séville, Grenade, Malaga et Badajoz, et infligea le 23 octobre une sévère défaite à Alphonse VI à Sagrajas (Zalaca pour les Arabes), non loin de Badajoz. Il rentre ensuite en Afrique pour régler ses propres affaires, avant d'être rappelé en 1089. Voyant que les rois arabes complotent contre eux et contre lui, appuyé par les dignitaires religieux locaux, il conquiert pour lui-même toute l'Andalousie entre 1090 et 1094. Malgré son échec relatif face aux chrétiens menés par le Cid, c'est l'apogée des Almoravides. Ibn Tāchfīn mourut en 1006, à l'âge, selon la tradition, de 100 ans.
`Alī ibn Yūsuf Ibn Tāchfīn lui succéda. Il agrandit et consolida l'empire maure, mais se heurta à la résistance des princes chrétiens et à l'agitation des Almohades, adversaires du malékisme, qui prêchaient la guerre sainte contre les Almoravides. En 1142, quand il mourut, l'agitation almohade était à son comble. En 1045, son successeur Tāchfīn ben `Alī se tua en tombant dans un précipice, dans sa fuite après une défaite près d'Oran. Deux rois almoravides se succédèrent ensuite, mais ce ne furent que des fantoches. La conquête de Marrakech de 1147 sonna le glas des Almoravides.
La ville est un haut-lieu touristique, avec notamment la place Jemaa el Fna et ses charmeurs de serpents, les souks qui la bordent, la mosquée de la Koutoubia, et les jardins de la Ménara, fondés du temps des Almohades