
Le Maroc possède un trésor : son habitat traditionnel et surtout les riads, ces demeures anciennes, véritables joyaux cachés derrières les murs austères de la médina. Leur origine remonte loin dans le temps, mais sous leur forme actuelle, ils sont une représentation temporelle du paradis oriental
La croissance des nouvelles villes s'est traduite par une désaffection et une dégradation des habitats traditionnels. Il faudra attendre les années 1960 et 1970 pour que des artistes, des diplomates ou des personnalités célèbres restaurent d'anciennes demeures à Tanger ou Marrakech, séduits par ces bijoux délaissés.
Certains s'y installent définitivement, d'autres y passent quelques mois dans l'année, goûtant l'indicible plaisir de se retrouver, seul, en famille ou avec des amis dans une maison hors du temps. Poussées par une demande touristique croissante, les rénovations réalisées ces dernières années visent plus à transformer les anciens riads en restaurants, maison d'hôtes, hôtels de charme ou résidence privée.
Si la plupart ont été réaménagés entièrement pour bénéficier de tout le confort moderne (salle de bain en tadelakt, cheminée pour l'hiver…), d'autres, plus traditionnels, n'ont presque rien modifié, privilégiant la découverte d'une culture différente.
Par extension abusive et dans une optique commerciale, le terme "riad" a été associé à d'autres types d'habitations au Maroc. Celles-ci peuvent être situées en dehors des anciennes villes (medina) et ne pas disposer de patio intérieur avec jardin. Riad devient ainsi un adjectif qui qualifie une habitation quelconque qui reprend certains éléments de l'architecture ou de la décoration des vrais riads en medina. On parle ainsi de villa riad, dar riad, kasbah riad et même hôtel riad.
source: wikipedia